
Le forum des esthètes de la culture et de la poésie
LES REGLES DE LA PONCTUATION
La ponctuation est le sel de la phrase. (Cyril Bachelier)
Ponctuez, adeptes de l'écriture et défenseurs de la modulation et des cadences du langage. La ponctuation est le signe important et indispensable pour transcrire les diverses intonations, ou encore pour indiquer des coordinations ou des subordinations différentes entre les propositions.
Une "incidente", par exemple, a fonction, à la fois, de mettre en exergue un groupe de mots entre deux virgules, ou entre deux tirets, distinguant ou séparant les parties d'une énumération. Cela ne chan
ge pas obligatoirement le sens de la phrase, mais inclue une "incise" entre les mots, autrement dit une volonté dans la relation de complémentarité communicative, de comparaison ou d'équivalence.
- "Demain, s'il fait beau, j'irai à la campagne".
"S'il fait beau" est l'exemple typique de l'incidente. On aurait pu écrire :
- "Demain, j'irai à la campagne", en occultant la notion du temps. "S'il fait beau" intercalé au milieu de la phrase, entre les deux virgules, introduit une relation de complémentarité qui situe une "condition" et qui parachève la notion de l'énoncé, donnant une "information" plus pointue.
Mais la virgule peut avoir, également, en certaines circonstances, un effet dit de "soustraction", c'est-à-dire qu'elle peut servir à encadrer une partie de la phrase qui pourrait être supprimée, sans nuire à son sens.
- "Il m'a dit, mon cher ami, que vous étiez une personne remarquable".
Si on supprime "mon cher ami", cela n'a aucune "incidence" sur le sens propre du discours. Tout au plus on aura fait abstraction de la civilité.
Pour commencer cette étude, il est bon, je pense, de rappeler, quelques règles essentielles de disposition concernant les "espaces" AVANT ou APRES les signes de ponctuation.
Le terme de paramétrage ci-dessous, signifie simplement que vous avez le choix, dans le "paramétrage" typographique, entre une espace ou pas d'espace. Vous voyez, la langue française laisse de temps à autres quelques libertés.
PONCTUATION ET ESPACE
La liste ci-dessous résume les règles de disposition des [u]espaces AVANT ou APRES les "signes de ponctuation". Le terme "PARAMETRAGE" indique que vous avez le choix, dals le "PARAMETRAGE TYPOGRAPHIQUE", entre une espace ou PAS d'espace.
PAS D'ESPACE avant la virgule - ESPACE
PAS D'ESPACE avant le point - ESPACE
PARAMETRAGE au point virgule - ESPACE
PARAMETRAGE au point d'exclamation - ESPACE
PARAMETRAGE au point d'interrogation - ESPACE
ESPACE avant les deux- points - ESPACE
PAS D'ESPACE avant le trait d'union - PAS D'ESPACE
ESPACE avant la parenthèse [u]ouvrante - PAS D'ESPACE
PAS D'ESPACE avant la parenthèse fermante- ESPACE
ESPACE avant le crochet ouvrant - PAS D'ESPACE
PAS D'ESPACE avant le crochet [u]fermant - ESPACE
PAS D'ESPACE avant l'apostrophe - PAS D'ESPACE
ESPACE avant le tiret - ESPACE
ESPACE avant le guillement [u]ouvrant - PARAMETRAGE
PARAMETRAGE avant le guillement fermant - ESPACE.
Ces considérations étant prises en compte, voici, traitées par ordre alphabétique, les différentes règles à adopter.
APOSTROPHE
L'apostrophe, comme chacun le sait, désigne le signe de
"l'élision".
Il marque la terminaison d'une voyelle finale devant une voyelle ou un "H" muet.
A noter les graphies suivantes :
- Presqu'île
- Aujourd'hui.
L'Académie Française recommande
"entr" dans les cinq verbes suivants :
- S'entr'aimer
- S'entr'apercevoir
- S'entr'appeler
- S'entr'avertir
- S'entr'égorger.
Je crois qu'il n'est pas inutile de rappeler que de nombreux autres mots qui s'écrivaient avec apostrophe s'orthographient, aujourd'hui, avec un "trait d'union, comme "grand-père, grand-mère, grand-oncle, etc."
Après ce petit préambule commençons par la première ponctuation commençant par la lettre "A".
ASTERISQUE
Ce signe est représenté par une étoile (*). Il indique généralement un renvoi au bas de page et est utilisé souvent comme
"appel de note" dans les "titres".
Mais ce signe sert également de "masque" pour éviter de citer un personnage. Le nom propre que l'on désire taire ou dont on ne désire indiquer que l'initiale est remplacé par
trois astérisques ***
- "J'ai aperçu, derrière le garage, la voiture de Mme A ***.
La plupart des traités de typographie recommandent de ne pas remplacer les "astérisques" de "discrétion" par des "X" majuscules.
- "J'ai aperçu, derrière le garage la voiture de Mme XXX."
L'astérisque a une autre fonction; il sert également à signaler un
"H" aspiré et rappeler que l'article ne s'élide pas. Très utile en poésie. Enfin, je rappelle que l'astérisque, dans un autre domaine, est aussi un symbole mathématique (multiplication).
EXCLAMATION (POINT)
Généralement, on ne met pas de "majuscule" après les interjections "oh" et "ah"
- "Ah! si vous saviez!), mais il faut reconnaître que cette règle est aléatoire. Par contre, après l'introducteur littéraire "Ô" l'usage ne place
ni point d'exclamation ni majuscule (le point d'exclamation se place soit après le mot en "apostrophe"
- "Ô muse! n'abandonne pas...", soit à la fin de la phrase :
- "Ô l'inconscient d'avoir pris une telle décision!"
La fin d'une phrase n'est pas marquée nécessairement par le "point d'exclamation". Il peut être placé au milieu d'une phrase et n'est pas alors suivi d'une "majuscule.
- "Mais non, admirez! C'est un splendide paysage".
Lorsqu'une phrase est constituée d'une
suite d'exclamations le signe peut avoir la valeur d'une
virgule expressive (il est alors suivi d'une majuscule), ou d'une véritable fin de phrase (majuscule).
Il suffit de comparer les deux exemples suivants pour comprendre l'idée.
- "Partez ! plus vite, partez ! mais partez donc !" Là on n'emploie pas de majuscule après les points d'interrogation.
- "Mon vieil ami ! Quelle déchéance ! Quel déshonneur !
(Vous noterez que les majuscules sont indispensables !)
Pour en terminer avec le point d'exclamation, mais il y aurait encore beaucoup à dire, (et pour rester dans l'essentiel) il faut souligner que lorsque celui-ci termine une
"citation", on ne peut le faire suivre que de
deux points de suspension
Point d'exclamation et espace: le terme "PARAMETRAGE" que j'ai utilisé au début de cet article, indique que vous avez le choix, dans le "paramétrage typographique", entre un "espace" ou "pas d'espace". A vous de juger. Les deux sont acceptés.
CROCHETS ET PONCTUATION
L'usage des crochets, en littérature, est très fréquent. Il peuvent encadrer un
fragment de phrase ou une phrase entière.
Dans les "fragments de phrase" : les crochets [ ] ne sont jamais précédés de la
virgule, du
point-virgule ou du
deux-points. Ils peuvent, par contre, être précédés par un
point d'interrogation ou
d'exclamation, par des
points de suspension et par le
point abréviatif..
Ceux-ci peuvent être inclus dans les "crochets" sans exclure la ponctuation qui vient immédiatement après.
Exemple :
Il étudie son dernier exercice de français [il faut l'espérer!].
Dans la "phrase entière" : Si le contenu entre les crochets forme à lui seul une phrase entière on met une "majuscule" à la première lettre et la ponctuation finale se place à l'intérieur des crochets, sans redoublement. Dans ce cas, et dans ce cas seulement, si la phrase entre crochets vient après une phrase complète, celle-ci grade sa ponctuation finale avant le
crochet ouvrant.
USAGE DES CROCHETS
Les "crochets" se présentent, en fait, un peu comme des "parenthèses" ( ) dont les extrémités sont recourbées en forme d'équerre [ ]. En principe,
l'usage des crochets est réservé à la personne qui commence ou présente un texte dont elle n'est pas l'auteur.
Exemple :
(Il [le ministre de l'Economie] est certainement le candidat le plus pire que nous ayons connu.)
Un écrivain peut se servir des
crochets pour :
-
indiquer un SOUS-TITRE, mettre un texte EN RESERVE (commentaire d'un dialogue de théâtre), signaler UN VERS qui ne tient pas sur toute la ligne.
D'autre part, les crochets servent aussi à
isoler la "notion phonétique des mots
(hiatus [jatys]), et à encadrer les références d'un "texte officiel". Il signalent,
lorsqu'ils encadrent trois "points de suspension" [...] une coupure dans le texte, ou une partie manquante.
Il arrive que les crochets soient utilisés pour
"isoler" une partie du texte lui-même placé entre
parenthèse, mais il vaut mieux, dans ce cas, comme cela est conseillé par les grammairiens, utiliser les
tirets.
AVANT LE CROCHET OUVRANT ==> ESPACE OBLIGATOIRE : PAS D'ESPACE APRES.
PAS D'ESPACE AVANT LE CROCHET FERMANT. ==> ESPACE OBLIGATOIRE APRES.
USAGE DES DEUX-POINTS
Le
deux-points marque les parties d'un discours rapporté (citation, explication, réflexion de l'auteur, etc.) C'est un signe
d'énonciation. Il est presque toujours suivi de
guillemets "ouvrants". Dans ce cas, il marque le début d'un discours direct.
Exemple :
(Il dit : "oui")
Le
deux-points peut être le signe aussi d'une
conjonction; il peut remplacer, dans ce cas, avantageusement des formules figées comme :
-
"Nous dirions, pour préciser, disons, etc..."
Exemple :
(Une femme : une véritable femme)
Le
deux-points peut aussi exprimer la
synthèse de ce qui "précède". Il a la valeur d'une "explication" ou d'une "cause".
Exemple :
" (Il se retourna promptement : la lumière su soleil était trop forte.)
Le
deux-points est assez explicite pour éviter la forumlation de la "relation"; il dispense avantageusement des liens
(Donc, parce que, disons, par conséquent, etc.)
DEUX-POINTS ET ENUMERATION
Les
deux-points peuvent aussi annoncer une "énumération". Cette "énumération" peut être
en ligne ou en
colonne
En règle générale, chaque élément de "l'énumération" doit être séparé par un
point-virgule, le dernier se terminant par un
point.
Exemple :
Chaque dossier comporte :
- une carte géographique;
- une feuille d'explications;
- une chemise contenant;
- les autorisations,
- un badge personnel;
- les titres de transport.
A noter que, malgré les retours à la ligne, les initiales ne sont pas en majuscules.
Si un élément de "l'énumération" se subdivise à son tour, chaque sous-élément se termine par une
virgule, SAUF le
dernier qui reprend le
point-virgule.
Si la phrase se poursuit après "l'énumération", le dernier élément de celle-ci s'achèvera sur une
virgule et NON sur un
point-virgule.
DEUX-POINTS ET AUTRES SIGNES DE PONCTUATION
Les
deux-points peuvent être suivis de
guillemets "ouvrants". Ils marquent alors le début d'un discours direct et ce discours, aussi court soit-il, doit commencer par une
majuscule.
Exemple :
(Il dit : "Oui".)
Mais les
deux-points peuvent être suivis d'un
tiret qui annonce lui aussi le "style direct", donc majuscule obligatoire.
Exemple :
L'homme se mit soudainement à rire et dit :
- Croyez-vous que je ne sois venu parmi vous que pour cela?
Il n'y a pas de majuscule après un simple
deux-points (sans autre signe) sauf, bien entendu, si la partie entre les
deux-points prend elle-même la "majuscule" (maxime, allégorie, nom d'institution, etc...)
Exemple :
Voici la devise française : Liberté, Egalité, Fraternité.
Il ne faut surtout pas inclure un
deux-points dans une séquence qui est introduite elle-même par un
deux-points, sauf s'il s'agit d'une
"citation" (guillemets) comportant elle aussi les
deux-points.
ESPACE ET DEUX POINTS :
ESPACE - DEUX-POINTS - ESPACE.
USAGE DU POINT D'EXCLAMATION
Le fameux point d'exclamation, si souvent utilisé dans nos belles compositions françaises, exprime, comme chacun le sait, la joie, mais aussi la surprise, la crainte, la colère, etc. Il a une valeur
affective que ne possèdent pas les autres signes de ponctuation. Son emploi est pourtant souvent
facultatif. Il dépend, avant tout, de la volonté de l'auteur sur la nécessité de son utilisation.
Il souligne, régulièrement les
interjections comme, par exemple :
- "Ah! ce poète, il est nourri d'inspiration."
ainsi que les phrases exclamatives du genre :
- "Attention! peinture fraîche."
En présence d'une
locution interjective il faut prendre garde à "ponctuer" à la fin de la locution. Ne surtout pas confondre :
- " Eh bien ! c'est décidé et
"Eh ! bien, bien, je ne m'attendais pas à cà."
Il faut également savoir distinguer "l'interjection"
"oh !" de "l'introducteur particulier à l'apostrophe"
"ô" (surtout quand cela est littéraire).
Il ne faut pas de point d'exclamation après "Ô"
Mais le point d'exclamation peut souligner également
l'injure ou encore
l'impéRatif qui a valeur "d'apostrophe",
la prière,
l'acclamation ou bien le
cri.
POINT D'EXCLAMATION, ESPACE, MAJUSCULE.
Normalement, on ne met pas de
majuscule après les
interjections :
"oh" et "ah"
Exemple :
(Ah! si vous saviez!)
Mais il faut avouer que cette règle n'est pas toujours suivie. Par contre, après
l'introducteur littéraire
"Ô" l'usage ne place
ni point d'exclamation ni majuscule (le point d'exclamation se place soit APRES le mot en
apostrophe :
(Ô muse! n'abandonne pas...),
soit à la FIN de la phrase
(Ô lumineux oiseaux de la sombre forêt!)
On peut dire que le
point d'exclamation ne marque pas "nécessairement" la fin de la phrase. Il peut être placé au milieu de celle-ci et n'est pas alors suivi d'une
majuscule.
Exemple :
- "Mais non, observez! c'est bien un chamois."
Si la phrase est constituée
d'une suite d'exclamations le signe peut avoir la valeur d'une
virgule expressive (il n'est pas, alors, suivi d'une majuscule), ou d'une véritable fin de phrase (majuscule).
Il suffit de comparer ces deux exemples :
-"Courez ! plus vite, courez ! courez donc !
Mon pauvre ami ! Quelle chute ! Quel déshonneur !"
Il faut faire très attention quand le
point d'exclamation termine une
citation. Dans ce cas, on ne peut le faire suivre que de
points de suspension.
Point d'exclamation et espace : le terme "PARAMETRAGE" indique que vous avez le choix, dans le "paramétrage", entre un
espace ou PAS d'espace.
GUILLEMETS, ESPACE, PONCTUATION.
Les
guillemets s'utilisent surtout dans les
citations. On ouvre les "guillemets" avant le premier mot de la citation, on les referme après le dernier mot.
Si la citation poursuit le fil du texte de l'auteur, autrement dit si elle est
fondue dans la phrase, les "guillemets" interviennent
sans autre ponctuation et n'encadrent que
les mots cités.
La ponctuation de la phrase globale conserve ses droits.
Exemple : -
(Il passe pour un "gros fumeur", de l'aveu de tous ses proches.)
Si la citation n'est pas fondue dans la phrase les "guillemets" sont précédés d'un
deux-points et le
premier mot de la citation prend une
majuscule
Exemple : -
(Son ami lui annonça : "Souviens-toi, demain je me marie.")
Si la "citation"
termine la phrase
la ponctuation se place AVANT les guillemets.
Dans certains cas, nécessaires, ou une "citation" doit contenir une "autre citation", il est possible d'utiliser les [u]guillemets français " ", conjointement aux guillemets anglais " ".
Exemple :
(On peut lire dans le quotidien de ce matin : "les chômeurs sont désabusés, André, cinquante ans, avoue "je n'espère plus grand chose" ".) IMPORTANT :
Il faut, à la fin de la citation, fermer autant de guillemets qu'on en a ouverts. Dans l'exemple ci-dessus, on fermera avec
deux guillemets
Espace et guillemets le terme "PARAMETRAGE" indique que vous avez le choix, dans le
paramétrage typographique, entre un
espace ou pas d'espace
ESPACE OBLIGATOIRE et GUILLEMET OUVRANT puis PARAMETRAGE.
PARAMETRAGE puis GUILLEMET FERMANT et ESPACE OBLIGATOIRE.
Guillemets anglais et français
Nous trouvons deux séries distinctes de signes pour les guillemets.
Les
guillemets français: " et "
Les
guillemets anglais: < exemple >
NOTE :
Sur le clavier de l'ordinateur, comme sur les machines à écrire, les guillemets anglais n'ont pas de sens d'ouverture ou de fermeture. Ils sont donc moins précis ( “ et ” ).
USAGE DES GUILLEMETS
Les guillemets, du nom de l'imprimeur (Guillaume) qui les inventa, servent surtout à isoler une partie du texte ou à signaler une citation, comme il vient d'êt(re mentionné. Ils sont, parfois, utilisés pour signaler le
début d'un dialogue en
colonnes. A noter que cette pratique est de plus en plus délaissée.
Les "guillemets isolent une partie du texte, fréquemment un seul mot et, ce faisant, signalent une
rupture (mot approximatif ou encore "métonymie "poussée"). Ils appartiennent , dans ce cas seulement, entièrement à l'auteur.
Ils sont parfois repris par l'expression :
"entre guillemets" qui se place alors
entre parenthèses.
Exemple :
(Il a bu, hier soir, deux bouteilles de champagne à lui tout seul. Après cet "exploit" (entre guillements), il a dormi du sommeil du juste pour cuver son vin).
USAGE DU POINT D'INTERROGATION
Le point d'interrogation est, comme son nom le signifie, la marque d'une
interrogation directe
Exemple : -"
Où irez-vous ?"
On n'utilise pas le point d'interrogation dans une
interrogation directe (sauf si, bien entendu, cette interrogation fait elle-même partie d'une phrase interrogative.
Exemple : -"
Lui a-t-on dit que j'irai avec vous ?"
L'interrogation indirecte est "introduite" par une
proposition (demander, penser, etc.)
Elle peut être tournée en
interrogation directe par
l'inversion verbe sujet ou par l'introducteur : "est-ce que" :
Exemple : - "
Il vous demandait si vous nous accompagnez. ". (Là il ne faut pas mettre de point d'interrogation.)
- "
Il vous demande : "Nous accompagnez-vous ?"
- "Il vous demande : "Est-ce que nous vous accompagnez ? (Là, le point d'interrogation est indispensable.)
Il ne faut pas coordonner les
interrogations directes et les interrogations indirectes, cette rupture de construction est préjudiciable à la compréhension.
On doit marquer d'un point d'interrogation chaque question qui exige une réponse particulière.
Exemple : - "
Partirez-vous ? seul ?"
Le point d'interrogation dépend du sens de la phrase et non de la forme :
Exemple : - "
Vous désirez me voir ? " (Demande un point d'interrogation.)
- "
Venait-il me voir, je le recevrais avec plaisir." (Ne demande pas de point d'interrogation.
POINT D'INTERROGATION ET MAJUSCULE
Le point d'interrogation ne marque pas nécessairement la fin de la phrase; Il peut, par conséquent, être placé au MILIEU d'une phrase et
n'est pas alors suivi d'une "majuscule".
Exemple : - "
Vous désirez me voir ? maintenant ?"
Il peut, bien entendu, signifier
la fin d'une phrase et il est alors "OBLIGATOIREMENT" suivi d'une
majuscule.. C'est le cas, en particulier, lorsque chaque question exige une réponse propre :
Exemple : - "
Quand partirez-vous ? Prendrez-vous vos vêtements ?"
Quand le
point d'interrogation TERMINE une citation, on
ne peut le faire suivre que de "points de suspension.
Point d'interrogation et espace : le terme "PARAMETRAGE" indique que vous avez le choix, dans le
"paramétrage" typographique, entre un
espace ou pas d'espace.
PARAMETRAGE ==> POINT D'INTERROGATION ==> ESPACE OBLIGATOIRE.
L'USAGE DES PARENTHESES
Les
parenthèses ( ) nous permettent de placer judicieusement dans le cours d'un texte un
commentaire, une réflexion, une analyse,etc.
Exemple :
- "Il avait oublié un détail dans son histoire (l'habitude émousse parfois la mémoire)"
Les
parenthèses apportent une
information, une précision, une explication.
Dans les pièces de théâtre, par exemple, ou dans les scénaris ce processus est parfois poussé à l'extrême avec des indications scéniques
(TITUS : (Il se tourne vers ses compagnons, il crie) Avancez! Vous avez peur d'une ombre (il avance d'un air décidé).
Les "parenthèses" isolent des mots précis tels que
"bis, ter, sic, etc." Elles peuvent signaler une
variante, en particulier, sur le
genre ou le nombre :
(Le (ou les) élèves(s)).
Elles représentent en toutes lettres les indications de nombre données en chiffres 4500 eruos (quatre mille cinq cents euros). On se sert, parfo>] pour noter les membres d'une énumération
1), 2)...a), b),
Mais certains auteur utilisent aussi les "parenthèses à la place de
guillemets pour signaler une
"citation" ou un "discours direct".
PARENTHESES ET PONCTUATION
Un
membre de phrase entre "parenth>]virgule, du point-virgule ou du deux-points. On n'écrira pas :
"Le maire, (un homme jeune et dynamique) proche de ses administrés, à fait un beau discours.
mais :
"Le maire (un homme jeune et dynamique), proche de ses administrés, a fait un beau discours.
Voyez la nuance.
Il peut être, au contraire, précédé par un
point d'interrogation, d'exclamation, d'abréviation, ou des points de suspension.
- Il se plongea dans une méditation profonde, la tête penchée...(un long silence)
Le
point d'exclamation, le point abréviatif, les points de suspension peuvent être "inclus" dans la parenthèse et n'excluent pas, alors, la ponctuation "hors parenthèse".
- Vous auriez besoin certainement de plusieurs objets (chaussures
Si la
parenthèse forme une "phrase complète" on doit mettre une
majuscule et la
ponctuation se place
à l'intérieur de la parenthèse.
Parenthèses et espace
ESPACE ==> PARENTHESE OUVRANTE ==> PAS D'ESPACE
PAS D'ESPACE ==> PARENTHESE FERMANTE ==> ESPACE.
LE POINT ABREVIATIF
Le
point abréviatif marque la coupure d'une
abréviation. Il ne s'utilise que si cette
abréviation ne se
termine pas sur la dernière lettre du mot.
Exemple :
Monsieur = M.
Et cetera = etc.
exemple = ex.
mais
manuscrits = mss
Saint = St
Monseigneur = Mgr
faubourg = fg
Là, il ne faut pas de "point".
Le
point abréviatif en "fin de phrase" se confond avec le
point final et les points de suspension.
Exemple :
Il a acheté un V.T.T.
Il y avait des vélos de course, des V.T.T... (Notez bien les trois points seulement).
Le "point d'abréviatif" n'exclut pas les autres "ponctuations" comme le
point d'exclamation et les deux-points.
Exemple :
Un V.T.T. ! ou un V.T.T. : sont des notations habituelles. De même APRES des
guillemets, on place, habituellement, la ponctuation normale de la phrase
...très joli V.T.T.".
LES POINTS DE SUSPENSION
Les
points de suspension marquent une interruption de la phrase, cette "interruption" peut même avoir lieu
au milieu d'un mot.
Exemple :
("Vous avez vraiment aperçu un fantô...")
Cette interruption peut être très riche en nuances car elle peut marquer
l'indécision, l'hésitation, le respect des convenances, la réticence, etc.
Les
points de suspension servent souvent à souligner, en fin de texte, un
inachèvement qui sollicite l'imagination du lecteur.
Exemple :
("Des fleuves indolents, des horizons tranquilles, des nuages d'argent...")
Les
points de suspension vont toujours par "trois". Ils se confondent avec le
point final et le point abréviatif.
Mais il peuvent avantageusement accompagner la
virgule
Exemple :
("Il ne sait rien..., il ne voit rien..."]
tout comme il peuvent se marier avec le
point-virgule, le point d'exclamation ou d'interrogation
Exemple :
("Il faut espérer qu'il en tira avantage, sinon ? ...").
Selon le sens, on place ses divers signes de ponctuation AVANT ou APRES les
points de suspension
AVANT, s'ils
terminent la phrase,
APRES, si la
suspension est pensée comme pouvant se prolonger.
On ne met
jamais de
points de suspension après :
etc.
Même les auteurs classique ont pourtant enfreint cette règle.
Elle doit être respectée
Les
points de suspension ne "forcent" la majuscule que s'ils se confondent avec une [u]ponctuation de fin de phrase.
LA PHRASE INTERROGATIVE
Une
phrase interrogative est une demande d'information.
(Quand pensez-vous lui écrire ?)
Elle peut se caractériser par divers procédés :
l'intonation qui, à l'écrit, se marque par un
point d'interrogation
par l'inversion sujet-verbe (Est-elle en bois ?)
par l'introducteur particulier (Est-ce que)
par des mots "interrogatifs" souvent placés en tête de phrase, comme
"quel, combien, comment, pourquoi", etc.
La phrase de portée interrogative est appelée aussi
interrogation directe par opposition à
l'interrogation indirecte qui est une "interrogation contenue dans une phrase qui peut être énonciative" ou "injonctive"
(Je me demande s'il sera de retour à temps. Dites-moi s'il reviendra.)
Selon la portée de l'interrogation on distingue
l'interrogation partielle et l'interrogation globale.
Interrogation globale : elle demande une "réponse" par "OUI" ou par "NON". Elle peut porter sur
le verbe et un autre élément.
Exemple :
Viendra-t-il ?
Votre soeur viendra-t-elle ?
Interrogation partielle : elle porte sur "un élément" que le "lecteur" ignore (autrement dit qui n'est pas dans le contexte), et ne peut s'accommoder d'une réponse par "OUI" ou par "NON". L'interrogation partielle se fait à l'aide d'un mot
interrogatif qui représente l'élément sur lequel on interroge
(qui, que, lequel, combien, comment, pourquoi)
Exemple :
Quand arrivera-t-il ?
Où allez-vous ?
Combien de livres avez-vous lus ?
La phrase interrogative n'a pas de "mode" particulier du verbe. On emploie, le plus souvent
l'indicatif (Quand viendra-t-il ?) ou encore le
conditionnel (Serait-ce trop tard ?). Parfois le
subjonctif au plus-que-parfait avec valeur de "conditionnel passé"
(Eût-il dormi autant ?)
L'interrogation avec inversion du sujet donne lieu à certains phénomènes graphiques et à des usages particuliers :
Les verbes terminés par "E" à la première personne du singulier, changent ce "E" en "é" (Aimé-je ?)
Les verbes terminés par "A", "E" ou "C", intercalant un "T" avant le pronom sujet inversé (Où va-t-il ? Convainc-t-il ?)
La construction avec inversion n'est pas admise par l'usage :
à la première personne des indicatifs présents qui ne se terminent pas par "E" [Finis-je ? ? ) A l'exception de certains verbes très courants : (Ai-je ?) (Dis-je ?) (Dois-je ?) (Puis-je ?) (Sais-je ?) (Fais-je ?) (Suis-je ?) (Vais-je ?) (Veux-je ?) (Vois-je ?)
La plupart des temps composés du verbe
"être" n'acceptent pas l'inversion de
"ce" (Ont-ce été ??).
L'inversion de
"ce" est
impossible après une forme verbale terminée par un "E" muet
(Fussent-ce ?? (Furent-ce ??)
NOTE: Lorsque l'inversion est "impossible on peut recourir à l'introducteur
"est-ce que".
POINT FINAL
Le
point final, comme son nom l'indique sert à marquer la fin d'une phrase. Il correspond à une
pause forte qui délimite un ensemble syntaxiquement cohérent. Dans la langue imagée les expressions
"un point c'est tout" ou
"point à la ligne" illustrent parfaitement le rôle dévolu au point.
Une phrase s'achève toujours sur un
point (dans une quelconque de ses formes :
point d'interrogation, d'exclamation, etc.) Après un point simple la phrase suivante commence toujours par une majuscule.
On ne met habituellement PAS de point après le titre d'une oeuvre, après l'énoncé d'un chapitre, ou après le nom de l'auteur.
On n'utilise PAS de point pour séparer les tranches de trois chiffres, un
espace suffit (10 260).
Le point sert aussi à séparer les éléments d'une date lorsque celle-ci est écrite entièrement en chiffres (Le 25.10.2004). Notez que l'année n'est pas suivie d'un point si la date considérée est
entre parenthèses ou si elle se trouve dans la continuité de la phrase.
USAGE DU POINT-VIRGULE
Le
point-virgule marque une
pause de moyenne durée. Il se place, en principe, entre des
propositions indépendantes mais reliées par une MÊME action et faisant partie d'une MÊME idée (parfois contradictoire).
(Il est beau, sympatique, élégant ; mais il n'a pas de charisme.)
Le point-virgule se place entre des propositions indépendantes mais associées dans un même contexte.
(Il bute et tombe ; l'animal se jette sur lui ; la corde se détend et arrête le bond du fauve.)
Mais il peut se placer entre diverses subordonnées, dépendant d'une
même principale (Je suis heureux que tu soie venue ; que ton sourire illumine mon coeur ; que ta présence nous fasse oublier nos soucis.)
Ceci dit, l'emploi du
point-virgule se rapproche étrangement de celui de la
virgule.
(Ce n'était pas un lieu désert ; pourtant j'avais l'impression de me sentir seul.) Tout est une affaire de sensibilité de l'écrivain. Certains auteurs pensent même que c'est un signe superflu.
Le point-virgule sépare, habituellement, les membres d'une
énumération.
POINT-VIRGULE, ESPACE ET PONCTUATION
Le
point-virgule suivant une partie de phrase dans un style autre que le corps du texte (italique, gras, etc.) ne s'écrit, lui-même, dans ce style que s'il fait intégralement partie du
"tronçon".
Point-virgule et espace : le terme "PARAMETRAGE" indique que vous avez le choix, dans le "PARAMETRAGE", entre un
espace ou pas d'espace.
Paramétrage - point-virgule - espace obligatoire
USAGE DU TIRET
Il ne faut pas confondre le
trait d'union (ou césure) ( - ) et le
tiret ( – ).
Ce dernier peut être obtenu en maintenant la touche "ALT enfoncée et en tapant 0150 sur le pavé numérique.
Le "tiret" sert à distinguer les personnages dans un dialogue, ou a séparer les parties d'une énumération. Il est, également, utilisé dans un titre ou un classement, entre le numéro ou la lettre et le titre lui-même.
Les "tirets" servent à "encadrer" une
"incise". Il peuvent, dans cet emploi, réaliser une
"pause" à l'intérieur même d'une "parenthèse".
Le "tiret", lorsqu'il interrompt ainsi le cours de la phrase, peut permettre de longs développements, plus longs et plus libres que ne le permet la parenthèse. Le passage entre tirets a sa ponctuation propre.
Exemple :
(Je vais vous montrer – dit-il en s'adressant à ses visiteurs – le cadeau que j'ai offert à mon épouse hier soir.]
TIRET, ESPACE ET PONCTUATIONS
Quand le
tiret introduit la réplique d’un personnage (dialogues de théâtre, scénarii…), il est séparé du nom du personnage ou de l’indication scénique par un
point :
ANDRE. – Désirez-vous vraiment en parler ?
JEAN-PIERRE, pensif. – Je ne sais plus exactement…
Lorsque les
tirets marquent une
proposition incise, le « second » tiret ne se répète pas en fin de phrase.
Le rapport fait état de certaines problèmes auxquels se heurte le projet – conflits internes entre personnes, manque de moyens.
Le
tiret peut suivre n’importe quel signe de ponctuation selon la recherche de clarté ou d’expressivité de l’auteur. Un exemple concret :
Je suis le ténébreux, – le veuf, – l’inconsolé.
Si, à l’endroit où se place le tiret, la phrase demande l’emploie de la
virgule, celle-ci doit se placer APRES le
second tiret. Autre exemple :
Etant donné que c’est un dimanche – ainsi le veut la coutume –, l’ouvrier ne travaille pas.
Espace et tiret
ESPACE ==> TIRET ==> ESPACE
TRAIT D’UNION ET NOMS
La fonction principale du
trait d’union est de constituer une pause à partir d’un groupe de mots (unité « lexicale », avec les mots.)
Il sert à créer un nouveau
nom (substantif) à partir de mots n’appartenant pas à la même catégorie grammaticale :
Exemple :
Le pousse-café, l’après-midi, un sous-marin ou encore un porte-bannière.
Il permet de distinguer les
homonymes :
Peut-être et peut être, après-demain et après demain.
Il s’utilise avec les
mots préfixes, comme :
non, quasi, pré, pseudo, hyper, super, extra, ex, etc.
Parmi la quarantaine de préfixes usuels quelques-uns s’écrivent habituellement avec un
trait d’union, d’autres SANS
trait d’union. Le correcteur gère tous ces préfixes et vous propose, dans le
paramétrage grammatical, des fonctions spécifiques.
Le
trait d’union entre en « composition » avec des mots « figés », comme :
ci-joint, ci-gît, ci-après, ci-devant, vis-à-vis, mort-né, dernier-né,
ou avec cer comme :
Au-dessus, au-dessous, au-dedans, par-devant, ou encore par-dehors
Mais aussi avec les noms de « rues » :
Avenue du Maréchal Foch
Certains composés « anglais », passés dans l’usage du français, s’écrivent avec « un trait d’union », comme les mots :
week-end ou boy-scout.etc.
Enfin, il sert à former régulièrement des
appositions de « second niveau » :
L’axe Paris-Bonn,
la trilogie: insécurité-immigration-chômage ou encore dans des descriptions ironiques du genre :
La petite-femme-du-bout-de-la-rue-qui-nourrit-les-chats.
Plus sérieusement, dans des illustrations étymologiques :
la co-naissance.
TRAIT D’UNION ET GROUPE VERBAL
La fonction principale du
trait d’union est de constituer une « unité » à partir d’un groupe de mots, on dit « unité grammaticale », avec le verbe.
On place un trait d’union ENTRE le « verbe » et les « pronoms conjoints » qui le suivent lorsque ceux-ci forment avec lui UN SEUL groupe phonétique :
dit-il, irai-je.
S’il existe un « T » analogique, celui-ci se place ENTRE les traits d’union :
Va-t-on, ira-t-il, convainc-t-elle.
Les
pronoms personnels compléments se rattachent à « l’impératif » si celui-ci n’est pas
négatif :
Crois-moi, allez-vous-en, prends-le, dites-le-lui.
Lorsque « l’impératif » est suivi d’un « infinitif » il faut prendre garde à ne pas rattacher le pronom si celui-ci se
rapproche à l’infinitif.
Exemple :
Ose le dire = il ose le dire = dire le.
On considère comme un mot phonétique, par conséquent uni par un trait d’union :
-Le
pronom personnel et
l’adjectif « MÊME » :
Lui-même, nous-mêmes
On écrira, par contre :
Ceux mêmes, ici même SANS trait d’union.
- Le
pronom démonstratif ou un nom lui-même précédé d’un « démonstratif » et les
adverbes : « CI » et « LA » :
Celle-là, celui-ci, ces femmes-là, cette auto-ci.
USAGE DE LA VIRGULE
La
virgule représente une courte pause ou une
séparation « légère » entre des éléments de phrase.
On doit mettre une virgule, à :
- L’apostrophe ou vocatif : « André, lis-moi ta nouvelle poésie. »
- L’apposition et l’épithète détachée : « Le renard, le plus rusé. »
- Une relative non déterminative : « l’homme qui est venu ce matin »
- Certaines propositions adverbiales : « Il le fera, puisque vous lui demandez[ »
- L’incise : « Je vous félicite, lui dit-il, pour cette œuvre de haute tenue »
- La subordonnée placée avant la principale : « Après avoir poussé la porte, il entra.
La virgule s’emploie obligatoirement entre les mots, les syntagmes et les propositions qui sont coordonnées sans conjonction (mais, or, et, etc.). On parle alors de « juxtaposition ».
- On monte, on descend, on crie, on s’agite en tous sens.
- Rien ne les retiendra, ils courent vite, ils courent, ils courent très vite !
- Il regarde les villas, les promeneurs, les arbres, les cyclistes et ne reconnaît rien.
On ne doit pas mettre de virgule si les coordonnées sont « simples » : Il ne put ni l’apercevoir ni lui parler.
Par contre, on place généralement une virgule ENTRE les éléments coordonnés par une autre conjonction que : « et, ou, ni »
EXEMPLE : « Je me suis arrêté de fumer, cela coûtait à ma santé et à mon portefeuille. »
On met parfois une virgule AVANT « et , ou, ni » on appelle cela une incidente si les éléments coordonnés ont un sujet différent.
EXEMPLE : « Le lion bondit, et sa patte fouetta l’air »
Ou si la conjonction est répétée.
EXEMPLE : « Il était riche, et beau, et généreux »
« On pouvait apercevoir parfois une lumière, ou une ombre vague, ou une forme de montagne »
Enfin, on place habituellement une virgule devant « etc. »
On ne doit PAS METTRE DE VIRGULE entre le sujet et le verbe : « Pierre mange »
Quand les sujets forment une énumération on peut place une virgule APRES le dernier terme si ce dernier terme ne vient pas « remplacer » les autres.
COMPAREZ : « La pluie, le vent, le verglas, devenaient ses ennemis.
Un souffle, une ombre, un rien donnait des craintes au fuyard ».
VIRGULE ET SENS
La virgule peut signifier une conjonction (et, ou).
EXEMPLE : « Il faut respirer, nager, vivre.
Il n’aime pas le chocolat, le café, les bonbons. »
Mais la virgule peut également signifier la « relation logique » et elle équivaut alors au deux-points
EXEMPLE : « Il ne voulait pas s’enfuir, je l’ai chassé de force.
Elle peut aussi signifier une disjonction (mais, en revanche, au contraire)
EXEMPLE : « Il te parle, tu n’écoutes pas. »
Quand la virgule égale « OU », elle introduit une relation d’équivalence, c’est à-dire le (signe =).
EXEMPLE : « Le week-end, fin de semaine, en bon français, il se lève tard. »
De la même manière, la virgule peut avoir un effet de soustraction. Elle encadre alors une partie de phrase qui pourrait être supprimée sans nuire au sens. (Effet d’incidence).
EXEMPLE : « Il m’a dit, mon cher ami, de vous prévenir.
Le thym, comme le romarin, pousse en Provence. »
VIRGULE ET AUTRES SIGNES DE PONCTUATION
La virgule se « colle » à la dernière lettre du mot précédent et est séparée du suivant par un espace.
En début et en fin de phrase, une des virgules qui peuvent encadrer un membre de phrase disparaît :
EXEMPLE : « Il m’a dit, mon cher ami, de vous prévenir.
Mon cher ami, il m’a dit de vous prévenir.
Il m’a dit de vous prévenir, mon cher ami. »
Dans une incise[u] une des virgules peut être « absorbée » par un « signe plus fort ».
EXEMPLE : « Le travail éloigne de nous trois grands maux, disait Voltaire : l’ennui, le vice et le besoin. »
La virgule se place souvent APRES des guillemets marquant une « citation » si celle-ci ne se termine pas par un point d’exclamation ou d’interrogation.
EXEMPLE : - Il me dit : « Je ne vous oublierai pas », et s’éloigna sans un geste.
La virgule peut aussi se placer juste AVANT ou juste APRES les points de suspension, selon le sens de la phrase.
EXEMPLE : « C’est elle qui…, m’a obligé. C’est elle,… qui m’a obligé. »
Ainsi se termine cet article qui, je l'espère, aura apporté un complément d'information à ceux dont la ponctuation pose quelque problème, et un rappel aux autres qui, connaissant les règles, pourront les appliquer, en certaines circonstances, de manière plus pointue, peut-être.
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