le 03 Septembre 2010
 Jean Mc Lean
Jean Mc Lean :
“I am a Reggae Baby”


“ I am a Reggae Baby ” c’est le titre du premier LP de Jean Mc Lean qui devrait raisonnablement voir le jour courant 2001. Si l’on s’en tient au prerelease intitulé “ Stand Up ” comprenant six titres, ce futur album devrait tout bonnement cartonner.
Du reggae cross-over de trés bonne facture comme en témoigne le premier track “ Baby You ”. Chanteuse “ Lover’s Rock ” originaire de la Jamaïque, Sista Jean passe son enfance dans un quartier caraïbéen de Birmingham UK. C’est à l’école qu’elle s’initie aux différentes techniques musicales et vocales. Jean Mc Lean a de multiples cordes à son arc : elle se révèle être une poly-instrumentiste confirmée : guitare, basse, clavier, trombone & cie... Par ailleurs, c’est elle même qui supervise le travail d’ingénieur du son sur ses créations au studio de Pato Banton. Son parcours musical et scénique débute au milieu des années quatre-vingt avec un groupe de reggae roots “ scepter ” puis elle se tourne peu à peu vers des formations de musique pop. Depuis quelques années, Jean Mc Lean est revenu à un son reggae digital et multiplie les tournées en Angleterre et en France avec le Drop Crystal Sound System et le posse rap-ragga OIC. Entièrement auto-produit, “ I am a Reggae Baby ” dégage une voix extrêmement sensuelle. A ne rater sous aucun prétexte : So Sweet !

Contact Info :
http://www.reggaebaby.com

Article publié dans "Ragga" n°15, page 8.





Le livre « Jah Rastafari : abécédaire du mouvement Rasta » est de nouveau disponible dans une nouvelle édition :


JAH RASTAFARI

Abécédaire du Mouvement Rasta

de

Boris Lutanie






COMMANDE EN LIGNE : Vous pouvez vous procurer ce livre sur le site laboutiquedesartistes.com CLIQUEZ ICI


- Quatrième de couverture :







Descriptif :
ISBN : 2-913723-12-2
Dépôt Légal : troisième trimestre 2007.
95 pages.
Prix : 15 euros.






Dossier de Presse :




- RAGGA

« Vous connaissez tous Boris. Car depuis quasiment les débuts de votre magazine préféré, il anime la rubrique Rastalogie pour mieux nous faire connaître cette culture, facette indéniable du reggae. Il n’est jamais facile pour un passionné de trouver un équilibre entre l’amour d’une culture et l’acuité descriptive, car ces deux notions s’annulent souvent chez les confusionnistes. Idem pour la tentation d’aller chercher dans un savoir des réponses toutes faites validant son empirisme (ou pour d’autres, leurs angoisses !). Il nous a semblé, à nous autres animateurs de Ragga, que Boris Lutanie avait résolu, le temps de ses articles mesurés et honnêtes, cette quadrature du cercle exempte de jugement péremptoire et véhéments sur un sujet sensible comme la foi Rasta. Raisons de plus pour solliciter une vraie rencontre célébrant la parution de son dernier opus. Si Lutanie se défend de toute objectivité forcément prétentieuse, qu’il nous laisse le droit, sa modestie dut-elle en souffrir, de faire l’éloge de la subjectivité radicale de son ‘’Abécédaire du Mouvement Rasta’’. Comme une invitation pour chacun à trouver sa voie à travers cette foi. »

Article de Bruno Debord publié dans Ragga magazine (n°36, décembre 2002), page 50.



- GROOVE

« Boris Lutanie, notre confrère journaliste chez Ragga, a récemment sorti « Jah Rastafari» (le Chat Noir Editeur), un ouvrage très intéressant sur le mouvement rasta. Sous forme d’un abécédaire allant d’Africa à Zion en passant par des termes plus complexes comme Nyabinghi, ce livre est plus complet que le précédant « Introduction au Mouvement Rastafari » sorti en 99 et épuisé depuis. Vous comprendrez donc l’importance du port des Dreadlocks chez les Rastas, la notion perpétuelle du retour en Afrique ou encore qui était Haïlé Sélassié. Après lecture de ces 85 pages, plus question d’écouter sans réfléchir les paroles de nos Reggaemen jamaïcains ! »

Chronique publiée dans Groove (n°67, janvier 2003), page 29.



- VIBRATIONS

« S’il n’a pas la notoriété que la presse rock a pu donner à Salewicz et Boot, Lutanie n’est pas vraiment un inconnu. Déjà à l’origine d’une « Introduction au Mouvement Rastafari », il sait nourrir sa plume d’une érudition qui n’est jamais gratuite. Il donne des éclairages inédits sur des malentendus (le mythe d’Haïlé Sélassié et la description de son voyage d’avril 1966 à Kingston), met en relief des glissements sémantiques (le fameux « Babylone » qui peut symboliser tous les aspects de l’autorité et de l’oppression)…»

Extrait de « Liner Notes », la chronique de Pascal Bussy, Vibrations (n°52, avril 2003), page 12.


- SOUL R&B

« Après la parution d’ « Introduction au Mouvement Rastafari » sort en mars 1999 au Chat Noir Editeur (réédité chez l’Esprit Frappeur en 2000 et 2002), Boris Lutanie nous présente une nouvelle publication consacrée à Rastafari, sous la forme d’un abécédaire, toujours au Chat Noir Editeur. Un ouvrage qui se veut plus complet que le précédant et qui vous permettra de décoder l’univers Rastafari le plus simplement du monde, sans pour autant tomber dans les clichés habituellement véhiculés sur le genre. »

Chronique publiée dans Soul R&B (n°6, décembre 2002, janvier 2003), page 11.








Introduction

Africa
Babylone
Cannabis
Dreadlocks
Ethiopisme
Fédération Mondiale Ethiopienne
Garvey
Howell
I&I
Jah
Kebra Negast
Livity
Marley
Nyabinghi
Origines
Politique
Queens
Rastafari
Selassié
Twelve Tribes of Israel
Unity
Végétarisme
War
Xaymaca
Youth Black Faith
Zion

Notes
Bibliograhie






EXTRAIT DU LIVRE (pages 9-11) :



AFRICA

Le Retour en Afrique est la pierre angulaire du mouvement Rastafari. L'espoir de quitter un jour prochain (« soon come ») le lieu d’exil pour la Terre-Mère est indissolublement lié à l’émergence de ce courant et demeure à ce jour un enjeu fondamental : « Repatriation is a must ! » L’idée du retour est bien antérieure aux revendications des rastas. En 1816, Paul Cuffee parvient à rapatrier trente huit esclaves en Sierra Leone. L’année suivante, l’ACS (American Colonization Society) propose à quelques afro-américains affranchis de retourner sur la terre ancestrale. Le bilan d’une telle opération se révèle toutefois partiel et controversé. Figure de proue du « Back to Africa movement », Marcus Garvey inaugure en 1919 une flotte maritime (Black Star Line Steamship Corporation) destinée à rapatrier la population noire sur le continent originel : « Nous retournons chez nous en Afrique pour en faire la grande république noire. » Accusé de sombrer dans le séparatisme et le « sentimentalisme géographique » par les partisans d’une intégration des citoyens noirs dans la société américaine, Garvey doit par ailleurs faire face aux complots judiciaires montés par le FBI. Les rêves du Moïse noir ne verront jamais le jour. Quoiqu’il en soit, la vision d’un possible Black Exodus pour les descendants d’esclaves continua de germer dans les esprits. En Jamaïque, les prémices du mouvement rasta reflètent une préoccupation identique : l’abolition de l’esclavage ne saurait être conçue comme une fin en soi, mais bien comme une étape vers un retour définitif à la terre natale : « Ethiopie, Terre de nos Pères. » Frappée par une pauvreté endémique, la Jamaïque connaît un véritable phénomène de « fuite migratoire ». Mis à l’index de la société jamaïcaine, les rastas attendent impatiemment que sonne l’heure de la délivrance. Malgré diverses tentatives de rapatriement avortées, initiées par Leonard Howell (1934), Prince Emmanuel (1958) ou Claudius Henry (1959), la communauté rastafarienne manifeste dans les rues de Kingston et scande à l’unisson : « Repatriation, yes ! Migration, no ! » Aussi légitime soit-il, le souhait des rastas ne rencontre qu’indifférence dédaigneuse chez la plupart des jamaïcains. En 1961, le gouvernement jamaïcain finance néanmoins une délégation composée de rastas, de représentants d’organisations noires et d’officiels gouvernementaux, en vue d’étudier l’éventualité d’un retour concret en Afrique. Cette première « Mission to Africa » sillonne de nombreux pays et les émissaires rastafariens obtiendront une audience prometteuse avec Haïlé Sélassié. En 1955, l’Empereur avait fait don d’un territoire de 500 hectares à la diaspora noire. En dépit des accords signés par plusieurs représentants africains, la mission se solde une fois de plus par un échec. De retour en Jamaïque, le gouvernement enterre le projet et la communauté rastafarienne se retrouve une fois de plus abandonnée et trahie par les « polytrickers ». Les rastas organiseront en 1963 une seconde mission (non-officielle) au cours de laquelle le Négus confirmera de nouveau son accord pour le rapatriement : « L'Ethiopie doit faire face à de nombreux problèmes. Cependant, nous accueillerons les frères rastas désirant résider ici. » Membre de cette seconde mission to Africa, le patriarche rasta Brother Samuel Clayton n’a jamais renoncé à l’espoir de retourner avec les siens sur la terre des ancêtres. Aujourd’hui encore, il légitime ce combat pour le rapatriement en vertu du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes :
« Nous les caraïbéens avons été victimes de l’esclavage. En 1665, John Hawkins a reçu une charte royale de la reine Elizabeth I l’autorisant à transporter des esclaves d’Afrique dans les Antilles. C’est en raison de ce syndrome de la déportation que le désir du retour en Afrique est né chez certains groupes, et c’est devenu une école de pensée portée par Marcus Garvey et les rastas. C’est un sentiment légitime et humain. Nous voulons rentrer chez nous en Afrique et aider les africains (…) Tout le monde ne veut pas forcément rentrer en Afrique, mais ceux qui ont ce désir devraient avoir cette liberté d’action. A nos yeux c’est un problème de restructuration globale sans laquelle aucun équilibre n’est possible. Le fait que les gens ne soient plus à leur place engendre le crime et la violence. » Totalement ignorée par les nations impliquées dans la traite négrière, l’idée d’un rapatriement massif sur le sol natal s’est heurté à des difficultés insurmontables. A défaut d’un retour collectif, la migration individuelle se poursuit en différents pays d’Afrique. Pour une large partie de la nouvelle génération de rastas, l’Afrique n’est plus envisagée comme la destination finale mais comme un lieu de pèlerinage. Un hiatus générationnel sépare les nouvelles orientations du mouvement et les déclarations d’un Prince Emmanuel : « L’Afrique est le grenier à blé du monde. Retrouvons le chemin de L’Afrique avant qu’ils n’en ferment tous les accès. Souvenez vous des paroles de l’Honorable Marcus Garvey : Je préférerais être pauvre en Afrique que riche en Occident. » Rongée par les mythes, Mama Africa ne serait plus en mesure d’offrir la vie édénique imaginée par ses orphelins d’outre-atlantique. Aujourd'hui, le mouvement Rastafari est partagé entre la conception traditionnelle d'un rapatriement « physique » et celle d'un « retour spirituel », culturel, au continent noir.
















Boris Lutanie
 (19 janvier 2002)


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