 Notre chronique européenne de cette semaine traitera des italiens qui vivaient à Tunis. La semaine prochaine nous vous présenterons les Russes qui vivaient à Tunis ;
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LES ITALIENS DE TUNIS
Depuis les années 1960, les Italiens de Tunis vivent de petits métiers. Tunis fut une destination privilégiée-à60 KILomètres –des côtes de Sardaigne .Ils furent nombreux et divers ceux qui venaient chercher une certaine tranquillité ,d’autres fortune à TunIs. Vinrent donc des Siciliens, des Sardes, des gens des pouilles, et de Calabre, des Toscans et des Génois, mais aussi des carbonari qui fuyaient les persécutions d la Restauration, des exilés Républicains fidèles à Guiseppe Mazzini, aussi des pêcheurs, des mineurs, des paysans en quête d’une vie meilleure. .Le lieu de leur installation , un quartier qui a commencé sa construction au milieu du XIXème siècle est La Goulette que l’on voit sur notre photo et que l’on appelait la « petite Sicile » .ce lieu – puisqu’il reste encore quelques italiens à Tunis porte toujours cette dénomination. Dans « la petite Sicile »l’église est dédiée à Saint Fidèle, elle comporte trois chapelles avec trois statues de la vierge statues différentes .Notre Dame de Lourdes ,La Bienheureuse Vierge du Carmel et Notre Dame de Trapani, ainsi les fidèles français, italiens, et Maltais pouvaient s’agenouiller devant la vierge vénérée dans les pays d’origine ;Le 15 août les familles musulmanes et juives faisaient elles aussi porter des cierges à l’église en signe de respect ;Il n’était pas rare lors de la procession du 15 Août que même les non chrétiens suivaient la procession qui mêlaient les cantique à la vierge et les youyous des femmes tunisiennes.
Aujourd’hui « la petite Sicile » n’existe pratiquement plus ! .L’église de la Goulette a été préservée par miracle. Promis au pic de démolisseurs lorsqu ‘en 1986, lorsque Luigi Scalfaro en visite en Tunisie demanda d’aller à la messe, l’église fut restaurée. Aujourd’huila colonie italienne est composée de chef d’entreprises, nouvelle génération., qui ne se soucie guère des autres italiens.
En 1956 naissait « CORRIERE DI TUNISI » un bimensuel à gestion familiale, il reste la référence italienne en Tunisie .C’est en vérité le seul titre italien dans le monde arabe.
Les anciennes maisons des Italiens –on voit encore le noms de familles « Giovanni, Greco,La Spina -ont été démolis. Un monde est passé. Une aventure est finie .mis il reste encore témoignage de ce passé glorieux :Claudia Cardinale
Notre chronique de la semaine prochaine vous présentera les Russes de Tunis
A.G
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