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Dali & Film
Londres met en lumière les relations intimes entre Salvador Dali et le 7è art…
On sait tous que Salvador Dali a entretenu des relations étroites avec le maître du cinéma surréaliste Luis Bunuel pour lequel il écrivit, notamment, les scénarii de «Le chien andalou» (1929) et «L’âge d’or» (1930). Dali a toujours entretenu un rapport particulier au cinéma ; il trouvait cet art captivant et s’inspira de ces techniques – le trompe-l’œil et la superposition entre autre – dans ses œuvres. Le génie catalan étudia longuement la technique rudimentaire du cinéma des années 20 à 40 et se servit de certains décors basiques pour créer ce qu’il est convenu d’appeler la Marque Dali : vues panoramiques et éléments de natures mortes qu’il intégra dans beaucoup de ses toiles.
Dali avait une passion pour le cinéma il s’est d’ailleurs beaucoup investi dans cet univers. S’il travailla avec Bunuel, on sait peut-être moins qu’il collabora avec d’autres très grand noms du cinéma comme Hitchcock, Lang, les Marx Brothers ou… Walt Disney ! Le Hollywood des années 30 et 40 fascinait Dali, il fit de nombreux voyages vers la Mecque du Cinéma durant le second conflit mondial. Il y rencontre Alfred Hitchcock pour lequel il écrit une scène qui sera intégrée au film «La Maison du Docteur Edwards» (1945). Quelques années plutôt, il avait écrit un scénario complet intitulé «Giraffes on Horseback Salads» pour les Marx Brothers après s’être lié d’amitié avec Harpo. Pour de basses raisons contractuelles entre les Marx et la MGM, le film ne sera jamais réalisé… En Californie, Dali rencontra aussi Fritz Lang qui s’y était réfugié après avoir fuit, en 1935, l’Allemagne nazie. De la rencontre des deux hommes naîtra une collaboration sur le film «La Péniche de l’Amour» réalisé aux Etats-Unis par le créateur de «M. le Maudit».
Plus étonnante est la relation qui exista entre Dali et Disney ! Le peintre considérait Walt Disney comme l’un des plus grands surréalistes américain. Une réelle admiration réciproque anima les deux hommes aussi quand Disney proposa à Dali de travailler sur le projet de film d’animation «Destino», le Catalan accepta. Il passa huit mois à créer une centaines de dessins et de peintures faisant fi des gausseries de la presse américaine qui ne croyait pas en la rencontre entre Mickey Mouse et les Montres Molles… Avait-elle raison ? Toujours est-il que le projet n’aboutit pas et que «Destino» ne voit pas le jour. Il faut attendre 2003 pour que Roy E. Disney, neveu de Walt, ne réunisse les dessins et aquarelles réalisées par Dali et les montent en un court-métrage d’animation qui est désormais diffusé, via YouTube, sur le net ( Destino ).
Dali et le Cinéma à la Tate Gallery
Le lien entre Dali et le cinéma n’est plus à démontrer ! S’il s’impliqua dans le 7è art, il s’en inspira aussi beaucoup pour sa création picturale. «L’homme invisible» (1930), «Métamorphose de Narcisse» (1937), le «Portrait de Shirley Temple» (1939), « Rêve causé par le vol d'une abeille autour d'une pomme grenade, une seconde avant le l'éveil» (1944) ou «Idylle atomique et uranique mélancolique» (1945) pour ne citer que ces quelques toiles puisent leur origines dans le cinéma et/ou ses techniques…
Jusqu’au septembre 2007, la prestigieuse Tate Gallery à Londres propose une exposition qui met en avant cette relation intime entre Dali et le Cinéma. Une centaine de pièces – tableaux, films, documents, photographies et manuscrits – ont été réunies et seront visibles dans l’espace Moderne de la superbe galerie en bord de Tamise. A noter que pour la toute première fois à l'occasion de cette exposition le film d'animation Destino sera projetté dans une salle de cinéma !
Dali & film
du 1er juin au 9 septembre 2007
Tate Modern Gallery
Infos => Dali & Film
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