 | |  | "Nu dans la crevasse" | | Voilà la bête était revenue ; le mal. Sur le chemin des roses nous avions cheminé langoureusement, dans une lenteur sensuelle et confiante, sans « fin ». L’absence de but, je l’avais cru, était ce qui rattachait cette histoire au réel, au maintenant vivant de nos existences, faisant fi des rêves et des fantasmes, autant que des convenances.
Elle et lui, « nous », cela existait, cela était fort, vibrant d’une vie
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 | |  | Le chemin des roses | | Je longe une roseraie que le gel a bien endommagée. On la dirait à l’abandon, les arbustes ébouriffés comme revenus à l’état sauvage, ronces, robinsons. Aux feuilles brunies, le clair soleil de cet après-midi radieuse semble redonner une couleur sanguine, les couleurs de la vie. Et dans l’enchevêtrement des épines, de loin en loin, des ramures se dressant droit vers le ciel, comme les haricots géants des fables de
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